Choisir une bière : lager, ale ou lambic ?

Toutes les bières ne se ressemblent pas : pils, lager, ale, stout, lambic, etc. Autant d’appellations peuvent dérouter.  Moi, j’ai mis longtemps à m’y retrouver. Alors, comment choisir ?

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Des goûts et des couleurs…

Vous aimez les belles bières blondes, légères, aérées et fraîches ? Optez pour une lager ou pour une pils au bon goût de malt et de houblon, comme la Branik (qu’on peut boire au Synthi).

Vous préférez les bières fortes au goût fruité ? Alors c’est une ale qu’il vous faut : une Leffe, par exemple, ou toute autre bière d’abbaye. Mais si vous voulez plus d’amertume, une IPA (Indian Pale Ale), très chargée en houblon, ravira vos papilles (avant de les anesthésier).

Envie d’une bière sucrée, au goût acidulé ? Choisissez une lambic. Et si vous recherchez quelque chose de différent, une stout amère, épaisse et noire comme la Guinness vous conviendra sans doute. Un peu de légèreté ? La fraîcheur de la bière blanche vous séduira certainement.

La diversité, c’est ce que j’aime dans la bière, après l’alcool. Mais à quoi la doit-on ?

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Un peu de technique

Tout dépend en fait de la technique de fermentation : si cette dernière est faite à basse température, alors vous obtenez une lager ; si la température de fermentation est plus élevée, c’est une ale ; enfin, si la fermentation se fait de manière spontanée, vous avez une lambic. Simple, non ?

En fonction de la levure utilisée par le brasseur, la fermentation – c’est à dire la transformation du sucre en alcool – se fait à différentes températures. Au Moyen-Âge, la fermentation se faisait sans ajout de levures, par simple exposition du moût à l’air libre : les levures sauvages se chargeaient alors du travail. Cela donne les bières à fermentation spontanée dont la tradition se perpétue en Belgique avec les lambics et les geuzes.

Plus tard, les brasseurs ont appris à élever certaines levures qui font fermenter le moût à température ambiante (entre 15 et 24°). On parle alors de fermentation haute. Ce procédé était très répandu avant l’invention des réfrigérateurs et sert encore aujourd’hui à produire les ales, des bières aromatiques, fortes en alcool mais peu chargées en dioxyde de carbone – le gaz qui donne les bulles. La plupart des bières d’abbaye, comme les bières trappistes, sont fabriquées de cette manière.

Grâce aux travaux de Louis Pasteur, les brasseurs sont par la suite parvenus à mieux utiliser les levures et ont modifié leurs procédés de fabrication en conséquence. Il ont mis au point la fermentation basse, c’est à dire une fermentation à basse température (entre 10 et 15°). Le résultat est une bière blonde, dorée, un peu amère, riche en dioxyde de carbone et à la teneur plus limitée en alcool. Il s’agit des lagers et des pils comme la Warsteiner ou la Pilsner Urquell.

Enfin, certaines bières se distinguent par leurs couleurs comme la Guinness. La célèbre bière irlandaise tire sa fameuse robe noire du malt torréfié et de l’orge grillé qui entrent dans sa composition : c’est une stout. Les bières blanches enfin, comme la Blanche de Namur, sont des bières à fermentation haute, à la teneur plus faible en alcool, qui contiennent beaucoup de froment et qui sont souvent aromatisées avec des herbes comme la coriandre.

Ale, Stout ou Pils, tant qu’il y a de la joie, chacun s’y retrouvera !

2 réflexions sur “Choisir une bière : lager, ale ou lambic ?

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